Faire une croisière sur le Nil appartient à l'imaginaire touristique de nombre de Français. Naviguer au fil de l'eau de temple en sanctuaire à la rencontre de la civilisation mythique des Ramsès, Nefertiti, Toutankhamon, Isis ou Osiris, est le rêve le plus facile à réaliser. Louxor, Karnak, Vallée des Rois, Edfou, Kom Ombo, Assouan, Abou Simbel... autant de noms gravés depuis des millénaires dans l'histoire au delà de l'Egypte. Certes, on peut se perdre entre les dynasties de pharaons, les capitales changeantes, les guerres de conquête ou reconquête, les rites religieux contradictoires... c'est le lot de la plupart des visiteurs tant l'enchaînement des événements court sur des siècles. Mais à tous les coups, l'émerveillement est au rendez-vous face à la magnificence des lieux et de ceux qui les ont hantés. Il est un plaisir supplémentaire, qui ne demande, lui, que d'ouvrir les yeux en grand sans connaissance particulière : les rives du fleuve depuis le bateau entre les étapes de visites.

Au bord du Nil, c'est toute une vie qui défile devant le bateau comme un documentaire du quotidien au milieu de l'extraordinaire. Le soleil aime à donner aux cieux et paysages des teintes souvent pastel de rose, ocre, et toutes les nuances de bleu, et jouer avec la respiration de vapeurs remontant de la terre sous la chaleur. Le fleuve se plait à créer au gré de ses apports d'eau, ici une presqu'île qui n'existait pas la veille à la surprise du bétail, là une cascade joyeuse, ailleurs un nouveau site de pêche pour les riverains. Pirogues frêles, dahabeyas fières, motorboats rapides, ferrys lourds et bien sûr felouques élégantes s'y partagent l'aire de jeux aquatique dans une complicité naturelle... chacun sait que l'échouage sur un banc de sable sera sans doute de la partie un jour ou l'autre et qu'alors, il pourra compter sur un coup de pouce (de pousse) du premier esquif à proximité. Ainsi va la vie tranquille au long du Nil sous le regard des pharaons endormis.

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Avec leur fond plat, les ferrys du Nil peuvent croiser au plus près des rives... pour éviter les bancs de sable du milieu du fleuve.

En fin de journée, les dahabeyas s'amarrent souvent à un quai pour une nuit tranquille sans navigation et animations sur la berge.

Eleveur et pêcheur ou l'inverse, le quotidien de nombre de riverains.

Symboles d'une vie communautaire apaisée au bord du Nil : deux clochers chrétiens coptes à côté du minaret de la mosquée.

Le Nil aime à redessiner ses berges jusqu'à surprendre parfois le bétail.

Grâce à l'eau qu'il draine vers lui, le Nil permet des cultures maraîchères et à l'occasion, une jolie cascade.

Ballet de pêcheurs quand les fortes chaleurs de la journée commencent à baisser et ainsi ramènent les poissons plus à la surface.

Le  jour à peine levé, des montgolfières s'élèvent dans le ciel pour un survol du fleuve et de la Vallée des rois.

Moment de repos pour l'âne, fidèle compagnon, alors que les felouques prennent possession du fleuve.µ


Les motorboats sont les taxis du Nil pour riverains et touristes. Avec parfois, une surprise. Che Toutankhamon ?

 

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