Il y a quelques jours, j’ai eu la chance d’effectuer un court voyage en Inde, dans la région de Jaïpur au Rajasthan. J’en ai ramené quelques bons souvenirs personnels que je vous invite à partager, en attendant un reportage assez étonnant. Mais c’est une surprise.

 

 

Dans le petit village d’Abaneri, célèbre pour son magnifique puits en escalier, j’ai conduit un « jugar ». C’est un drôle d’engin, produit improbable de l’union d’une jeep et d’une charrette, avec la complicité d’un moteur genre bétonnière. L’ensemble est bruyant et rustique et d’un comportement routier approximatif. A un point tel qu’il est interdit de circulation sur les grandes routes et hors de son village de conception. Mais, bricolé avec passion et imagination, le jugar a quand même de la gueule !

Au temple des singes de Jaïpur, je me suis fait une bande de potes parmi les résidents de cet étonnant endroit d’où l’on domine la capitale du Rajasthan. Des potes bruyants, mal élevés, insolents et voraces. Pour attirer leur attention et subir leurs assauts, il suffit de se munir d’un régime de bananes et d’un sachet de cacahuètes. Une fois qu’ils vous ont dépouillé, non sans brutalité parfois, ils vous abandonnent et partent à la recherche d’autres bonnes poires. Le singe de Jaïpur n’est pas un pote très fidèle.

Un camionneur m’a permis de m’installer dans sa cabine. Les sièges sont en bois, recouverts de tapis usés par les kilomètres. Je ne suis pas parvenu à glisser ma bedaine derrière le volant. Finalement je l’ai mise dessus. Les routiers indiens sont plutôt maigres. Mais ils sont très sympas.

Sur la route de New Dehli, je me suis offert un repas de chauffeur de camion dans un « dhaba », un relais routier. Cuisine simple et exclusivement végétarienne, service dilettante, hygiène relative (le nettoyage du sol en terre battue est assuré bénévolement par des oiseaux empressés et méticuleux)… Mais les voisins de table sont conviviaux et le cuisinier ne manque pas de talent.

Dans les dhabas, les routiers ne se contentent pas de manger. Ils se reposent aussi, se lavent dans des lavoirs dont l’eau flanqueraient la dysenterie à une grenouille, se font raser, lessivent et repassent leur linge… Avant de repartir pour des journées, voire des semaines au volant, dans des conditions de circulation inimaginables.

Pour finir, du côté d’Achrol, je me suis pris, le temps d’une soirée de mariage, pour le maharaja local…

L’Inde est un pays de rêves.

 

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