Un voyage de presse en Russie, en hiver ? C'était une idée de Michel Salaün. Une vingtaine de journalistes ont répondu à cette invitation peu banale. Il faut dire que le programme avait de quoi éveiller la curiosité du plus blasé des voyageurs...

D'abord une première escale à Moscou. La capitale russe n’est jamais aussi séduisante qu'au cœur de l'hiver. Puis un vol de nuit vers Krasnoïarsk, à 3500 kilomètres de Moscou. Juste de quoi prendre une première mesure de l'immensité de la Russie. Et de la rudesse de l'hiver sibérien. Découverte au petit matin, à une heure où le jour est encore en plein sommeil, Krasnoïarsk peine à faire croire qu'elle possède quelque charme. L’équipe la quittera en début d’après-midi pour vivre l’un des grands moments de ce voyage : un embarquement dans le mythique transsibérien. 18 heures pour rallier, à 60 km/h, la jolie ville d’Irkoutsk où le convoi arrive en début de matinée. Après la sombre Krasnoïarsk, le « Paris de Sibérie » nous a sorti le grand jeu : grand ciel bleu, air vivifiant, lumière explosive, isbas multicolores, femmes princières. Ici, nous expliquent Anna, notre guide, il fait beau plus de 300 jours par an. C’est l’effet du lac Baïkal. Car il est là, le lac magique, véritable but de cette expédition. A 70 kilomètres. Encore plus majestueux, dans son écrin de neige et de glace, que l’on pouvait l’imaginer. Il est un sourire étincelant qui illumine la Sibérie. Un sourire qui ne s’oublie pas.

 
Moscou n’est jamais plus belle qu’une nuit d’hiver… En quelques années, Moscou la sombre s’est dotée d’un éclairage réellement somptueux qui met en valeur son architecture majestueuse, d’une étonnante richesse, ses immenses perspectives. Moscou est indéniablement devenue une des plus belles capitales d’Europe.
Moscou n’est jamais plus belle qu’une nuit d’hiver… En quelques années, Moscou la sombre s’est dotée d’un éclairage réellement somptueux qui met en valeur son architecture majestueuse, d’une étonnante richesse, ses immenses perspectives. Moscou est indéniablement devenue une des plus belles capitales d’Europe.
 
On n’en finira jamais d’explorer le métro de Moscou et de découvrir ses stations qui sont des « petites » merveilles qui célèbrent, chacune à leur manière et dans des styles différents, mais toujours de manière épique, un épisode de l’histoire de la Russie et de l’Union soviétique.
On n’en finira jamais d’explorer le métro de Moscou et de découvrir ses stations qui sont des « petites » merveilles qui célèbrent, chacune à leur manière et dans des styles différents, mais toujours de manière épique, un épisode de l’histoire de la Russie et de l’Union soviétique.
C’est aussi le métro de tous les records. Conçu pour servir d’abri contre les bombardements, certaines de ses stations sont à plus de 80 mètres de profondeur. La distance entre les stations peut atteindre plus de 7 kilomètres !
C’est aussi le métro de tous les records. Conçu pour servir d’abri contre les bombardements, certaines de ses stations sont à plus de 80 mètres de profondeur. La distance entre les stations peut atteindre plus de 7 kilomètres !
Le théâtre du Bolchoï (bolchoï signifie « grand » en russe) a retrouvé toute sa place dans le paysage du centre de Moscou, après plusieurs mois d’une profonde rénovation.
Le théâtre du Bolchoï (bolchoï signifie « grand » en russe) a retrouvé toute sa place dans le paysage du centre de Moscou, après plusieurs mois d’une profonde rénovation.
 
Gare de Krasnoïarsk. C’est le grand moment ! L’équipe de journalistes embarque dans le mythique transsibérien. Destination Irkoutsk. 18 heures de train et une arrivée au petit matin après une nuit bercée par le bruit des boogies. A un train de sénateur : à peine 60 km/h. !
Gare de Krasnoïarsk. C’est le grand moment ! L’équipe de journalistes embarque dans le mythique transsibérien. Destination Irkoutsk. 18 heures de train et une arrivée au petit matin après une nuit bercée par le bruit des boogies. A un train de sénateur : à peine 60 km/h
 
Même si les Russes transforment leur compartiment en résidence familiale et n’en sortent que très peu, le wagon restaurant reste un endroit de rencontre et… de fête ! Tatiana, la cuisinière, assure derrière ses marmites. On peut même lui passer des commandes. Un borsch, un bœuf stroganoff…
Même si les Russes transforment leur compartiment en résidence familiale et n’en sortent que très peu, le wagon restaurant reste un endroit de rencontre et… de fête ! Tatiana, la cuisinière, assure derrière ses marmites. On peut même lui passer des commandes. Un borsch, un bœuf stroganoff…
Après Krasnoïarsk, une ville un peu triste et d’un urbanisme ingrat, Irkourtsk est une divine surprise pour ceux qui ne la connaissaient pas. Tchekov a dit d’elle qu’elle est « le Paris de Sibérie ». C’est peut-être exagéré, mais cette ville de Sibérie orientale possède un charme indéniable – avec ces jolies maisons en bois – et offre, même au cœur de l’hiver, une certaine douceur de vie qui dénote avec l’idée que l’on se fait généralement de la Sibérie.
Après Krasnoïarsk, une ville un peu triste et d’un urbanisme ingrat, Irkourtsk est une divine surprise pour ceux qui ne la connaissaient pas. Tchekov a dit d’elle qu’elle est « le Paris de Sibérie ». C’est peut-être exagéré, mais cette ville de Sibérie orientale possède un charme indéniable – avec ces jolies maisons en bois – et offre, même au cœur de l’hiver, une certaine douceur de vie qui dénote avec l’idée que l’on se fait généralement de la Sibérie.
L’entreprise semble démesurée, mais il en faut plus pour décourager une Sibérienne.
L’entreprise semble démesurée, mais il en faut plus pour décourager une Sibérienne.
Ce sont les élèves des écoles d’Irkoutsk qui ont la charge de veiller sur la flamme du soldat inconnu. Par – 30°, ça forge le patriotisme et… le caractère.
Ce sont les élèves des écoles d’Irkoutsk qui ont la charge de veiller sur la flamme du soldat inconnu. Par – 30°, ça forge le patriotisme et… le caractère.
En ce 19 janvier, c’est le nouvel an du calendrier julien. La tradition veut que les croyants en profitent pour faire leur provision annuelle d’eau bénite.
En ce 19 janvier, c’est le nouvel an du calendrier julien. La tradition veut que les croyants en profitent pour faire leur provision annuelle d’eau bénite.
Elle regarde le soleil en face, sans cligner des yeux, sans verser une larme…
Elle regarde le soleil en face, sans cligner des yeux, sans verser une larme…
La Belle Sibérienne, reine des neiges…
La Belle Sibérienne, reine des neiges…
A l’occasion de la nouvelle année, la rivière Angara, près du village musée de Talsty a été transformée en un véritable lieu de culte, sculpté dans une glace d’une lumineuse pureté. Avec petites chapelles, statues, salles de repos pour le réconfort des baigneurs…
A l’occasion de la nouvelle année, la rivière Angara, près du village musée de Talsty a été transformée en un véritable lieu de culte, sculpté dans une glace d’une lumineuse pureté. Avec petites chapelles, statues, salles de repos pour le réconfort des baigneurs…
Mais le plus spectaculaire, ce sont les baignades organisées dans des piscines creusées en forme de croix dans la glace de la rivière Angara, qui relie le lac Baïkal au grand fleuve sibérien, le Ienesseï.
Mais le plus spectaculaire, ce sont les baignades organisées dans des piscines creusées en forme de croix dans la glace de la rivière Angara, qui relie le lac Baïkal au grand fleuve sibérien, le Ienesseï.
On retrouve les mêmes scènes dans le lac Baïkal proprement dit. Les baigneurs et leur famille en profitent pour remplir des bidons de l’eau du Baïkal, réputée pour sa pureté.
On retrouve les mêmes scènes dans le lac Baïkal proprement dit. Les baigneurs et leur famille en profitent pour remplir des bidons de l’eau du Baïkal, réputée pour sa pureté.
Le mets le plus réputé sur les rives du Baïkal est l’omoul, un poisson endémique du lac. Mais on peut aussi déguster, dans la petite station balnéaire de Listvianka, des plats plus exotiques comme le plav préparé par des Ouzbèques comme sur les marchés de Samarcande ou de Boukhara.
Le mets le plus réputé sur les rives du Baïkal est l’omoul, un poisson endémique du lac. Mais on peut aussi déguster, dans la petite station balnéaire de Listvianka, des plats plus exotiques comme le plav préparé par des Ouzbèques comme sur les marchés de Samarcande ou de Boukhara.
Le lac Baïkal est un des endroits les plus magiques du monde. Long de plus de 700 kilomètres, large d’une quarantaine, il éclaire la Sibérie centrale comme un sourire le fait d’un visage un peu morne. Profond de 1 800 mètres, il constitue la plus grande réserve d’eau douce du monde. Autour de 20% !
Le lac Baïkal est un des endroits les plus magiques du monde. Long de plus de 700 kilomètres, large d’une quarantaine, il éclaire la Sibérie centrale comme un sourire le fait d’un visage un peu morne. Profond de 1 800 mètres, il constitue la plus grande réserve d’eau douce du monde. Autour de 20% !
Sa beauté est sublimée vers le mois de mars, quand il est totalement gelé. Il offre alors aux aventuriers, aux pêcheurs, aux randonneurs, aux automobilistes avertis un immense miroir glacé d’une sauvage beauté. Saisie par le froid, l’eau du Baïkal garde toute sa lumineuse transparence.
Sa beauté est sublimée vers le mois de mars, quand il est totalement gelé. Il offre alors aux aventuriers, aux pêcheurs, aux randonneurs, aux automobilistes avertis un immense miroir glacé d’une sauvage beauté. Saisie par le froid, l’eau du Baïkal garde toute sa lumineuse transparence.
Isba en hiver. Le printemps lui redonnera des couleurs
Isba en hiver. Le printemps lui redonnera des couleurs
Doucement les chiens !
Doucement les chiens !
Un équipage de chiens de traineau ne se commande pas comme le caniche à sa maman.
Un équipage de chiens de traineau ne se commande pas comme le caniche à sa maman.
Peur de rien les chiens. Pas même de la robuste constitution de Michel Salaün qui a volé sur la neige !
Peur de rien les chiens. Pas même de la robuste constitution de Michel Salaün qui a volé sur la neige !
Deux jeunes motardes des neiges prêtes pour une randonnée dans la taïga au-dessus du lac Baïkal.
Deux jeunes motardes des neiges prêtes pour une randonnée dans la taïga au-dessus du lac Baïkal.
Marina et Anna, deux des guides qui accueillent les groupes Salaün dans la région d’Irkoutsk. Compétentes, disponibles, cultivées et… sympathiques !

Marina et Anna, deux des guides qui accueillent les groupes Salaün dans la région d’Irkoutsk. Compétentes, disponibles, cultivées et… sympathiques !

 

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