Le Che est mort, vive Guevara !

Le 9 octobre 1967, il y a 50 ans, Ernesto Che Guevara, icône devenue  universelle de la révolution, était tué par l'armée bolivienne assistée de la CIA. Un moment de plus grande ferveur encore auprès de son mausolée triomphal à Santa Clara où ses restes ont été rapatriés en 1997. La volonté de l'effacer de la mémoire collective a été un fiasco puisque le visage du Che, immortalisé par le photographe Alberto Korda, est un demi siècle après l'exécution l'image la plus diffusée au monde sur tout support, du t-shirt aux pancartes de manifestations en passant par les mazagrans à café, les porte-clés, les sous bocks à bière, ou les strings coquins. « Hasta la victoria siempre », avait coutume de lancer le Commandante fidèle de Fidel. Et sa victoire personnelle est aujourd'hui éclatante car le Che est toujours vivant ! Enfin, plutôt Ernesto Guevara, comme a été baptisé à l'identique son dernier fils né en 1965, deux ans avant sa mort. Avocat, Ernesto junior semble avoir les mêmes qualités d'anticipation de papa Che. Il a quitté son cabinet pour ouvrir une agence de voyages, La Posedora Tours. « Posedora », (la puissante en espagnol), c'est le surnom que le Che avait donné à sa Norton 500 lorsqu'en 1952, il accomplit un périple à moto à travers l'Amérique latine. A moto donc aussi, le petit Guevara (52 ans quand même) emmène des touristes sur les lieux où son père s'illustra à Cuba... mais au guidon exclusivement de toutes neuves Harley-Davidson, symbole du way of life américain. Que papa Che ne cessa de dénoncer de son vivant. Tarif le moins cher : 7 jours-6 nuits, sans l'avion ni l'essence de la moto, pour 3250 US dollars (quelque 2800€). Avec des salaires moyens de 20€ par mois, les Cubains seraient, selon de mauvaises langues, peu nombreux à enfourcher cette révolution nouvelle pourtant signée elle aussi Guevara. Tout se perd !

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