On y pense moins qu’à la montagne… La Norvège est pourtant une fabuleuse destination, où l’hiver est une fête qui se partage et se nourrit d’un imaginaire façonné par la magie du grand blanc.   

Le Finnmarken, un des Express côtier qui longent les côtes norvégiennes quitte le port de Svolvær, la capitale des îles Lofoten. Les Rorbus, ces cabanes de pêcheurs peintes en rouge tranchent sur le littoral immaculé.
Les séchoirs à cabillaud qui se dressent aux abords des petits ports sont pleins à craquer. Entre d’adorables villages de pêcheurs, comme Nusfjord et Reine, s’étirent de grandes plages, des criques, des prairies couvertes de poudreuse. On aurait bien prolongé l’escale et versé une larme d’aquavit entre amis dans la chaleur d’un rorbu reconverti… Mais le paquebot a mis le cap vers le Nord.
Sur le pont, le froid est vif mais n’a rien d’extrême car les rivages norvégiens sont protégés par le Gulf Stream. Un peu avant minuit, au-dessus des sommets qui ferment le fond du fameux fjord des Trolls, le ciel s’enflamme. Les longues écharpes de lumières rouges et vertes aux formes spectrales qui dansent dans l’immense ciel du nord nous offrent notre toute première aurore boréale.

L’énergie du Grand Nord
La charmante ville de Tromsø, notre prochaine escale, est plus animée au cœur de l’hiver qu’en plein été ! À 400 km au nord du cercle polaire, on s’étonne de découvrir une petite ville colorée, parmi les plus dynamiques de Norvège, sur le plan culturel, touristique, universitaire et océanographique. Malgré quelques cierges brûlés dans l’impressionnante cathédrale arctique, nous ne verrons pas d’aurore boréale ce soir.
Pas question pour autant de perdre notre élan, nous optons pour un réchauffement climatique et festif dans un des pubs les plus animés de la ville, le Ølhalen Pub. Il propose une impressionnante sélection de bières locales, brassées par la maison Mack, une des plus septentrionales au monde. Je choisis une Mobby Dick à la pression, histoire de me mettre d’aplomb pour le safari-baleine du lendemain ou l’initiation à la conduite de traîneaux à chien ou la balade en raquettes. Mon camarade a choisi une « Laughing salmon », il ira donc pêcher à travers la glace, à défaut de s’y baigner, une activité très appréciée des Norvégiens. Car dans le Grand Nord, l’hiver est la saison de l’action. On aime d’ailleurs rappeler qu’ici « il n’y a jamais de mauvais temps, seulement des mauvais vêtements ! ». 

Un Finistère arctique
En quittant Tromsø, on entre dans le Finnmark, le territoire des Samis, ce peuple éleveur de rennes qui vit à cheval sur la Norvège, la Finlande et la Russie. Le cap Nord, c’est un peu le Graal d’un voyage au nord du cercle polaire.
En hiver, on y accède obligatoirement en convoi. La roche et la toundra qui couvrent l’île de Mageroy, se fondent dans la blancheur silencieuse.  En cette saison, la falaise de 300 m qui tombe au point de rencontre des océans Arctique et Atlantique retrouve sa splendide virginité. La dernière escale butte sur une frontière, celle de la Russie, qui commence aux portes de Kirkenes, au bord de la mer de Barents. Les panneaux bilingues en cyrillique sont formels : nous sommes déjà aux portes d’un autre monde.

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