Malgré les charmes de la ville rouge, l'effervescence, l'agitation, la chaleur de Marrakech peuvent parfois se faire un rien pesantes. Alors on déniche un « grand taxi » et direction la Vallée de l'Ourika pour un autre monde au cœur de la nature.

Les contreforts du Haut Atlas et ses sommets toujours enneigés posent un premier décor. Déjà on en oublie Marrakech laissée seulement 30 km derrière. A flanc de collines, à l'écart de la route principale, une multitude de petits villages berbères semblent somnoler sous le soleil autour de leur minaret. Pour les rejoindre, il faudra un bon 4x4, un dromadaire ou un mulet aguerri aux pierres renouvelées en permanence par les éboulements et les apports des crues de la rivière. En fond de vallée, l'Ourika, oued au cours imprévisible, a façonné tout un paysage au gré de ses méandres et ses débordements impétueux à l'occasion. Une grande partie de l'année, il se déguise en modeste filet d'eau se faufilant entre ses alluvions disproportionnées de roches sous des ponts, ou plutôt passerelles, en équilibre improbable.

C'est pourtant là que se cache quelques jolis paradis. Les arbres auxquels l'oued a laissé la chance de grandir apportent une agréable fraîcheur et une ombre douce. Alors, les habitants ont pris l'habitude de sortir tables et chaises pour s'installer entre cailloux au plus près du cours d'eau, s'y prélasser et surtout y manger. Cette câline torpeur n'a pas échappé aux gens de passage et afin de les accueillir, des restaurants ont fleuri sur les rives pour un service à quelques mètres, les pieds dans l'eau. Souvent, la grand-mère est au fourneau, la fille à la commande, les enfants à la vaisselle, pendant que les hommes s'acharnent à tirer des fruits de la terre, à tourner des poteries, à vendre les tapis réalisés à la morne saison, ou à réparer ce que l'Ourika aura démoli l'hiver passé. Le temps passe lentement dans ce décor mais il semblera encore trop court quand viendra l'heure de reprendre le chemin vers Marrakech.

Vers l'Orika, les contreforts du Haut Atlas

Des villages perchés à flanc de collines

Au bord de la route unique, on vend l'artisanat produit l'hiver 6-au pied des villages, des mulets se reposent sur le terrain abandonné par l'oued

Des restaurants familiaux ont fleuri sur les rives

Des passerelles en équilibre pour franchir le cours de l'Ourika

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