Réputée pour ses plages de sable blanc où des cocotiers viennent offrir une ombre câline aux vacanciers, l'île Maurice recèle bien d'autres trésors. Ses charmantes demeures coloniales, ses sommets propices à la randonnée... et ses espaces verts luxuriants. Tel le Jardin de Pamplemousses.

Au Jardin de Pamplemousses, on rencontre de tout côté végétal sauf des pamplemousses. C'est la ville de Pamplemousses où il se situe qui lui a donné son nom. Sauf qu'il s'appelle en réalité « Jardin botanique Sir Seewoosagur Ramgoolam », père de l'indépendance de l'île. Comme ce n'est pas facile à s'en souvenir pour les visiteurs, tout le monde dit Jardin de Pamplemousses. C'est clair ? Donc, sur 37 hectares, on en garde surtout le souvenir d'une oasis de verdure exubérante façonnée sur plusieurs siècles par des botanistes français, anglais ou autrichiens qui y investirent leurs fortunes au service de la cause naturaliste. A l'origine, était un jardin d'agrumes et potager servant à alimenter en denrées fraiches les équipages des navires sur le route des Indes, menacés par le scorbut, et son propriétaire breton Bertrand-François Mahé de La Bourbonnais, gouverneur général des Mascareignes et donc de l'Ile de France, nom alors de Maurice. En 1770, le domaine de Mon Plaisir, appellation de la résidence, est racheté par Pierre Poivre, botaniste de génie, qui en fait un jardin d'essai et acclimatation. Il réussira à y faire croître des plantes ramenées d'un peu partout de la planète dont beaucoup d'épices. Quand il connait un échec, il réessaye sur une autre île et aujourd'hui les Seychelles et Zanzibar le considèrent héros national. Sur Maurice, son œuvre sera prolongée par des successeurs aussi passionnés. Dans le jardin contemporain, les allées portent les noms de tous ces hommes pour se promener au milieu de quelque 95 variétés de palmiers, des fleurs tropicales par milliers, des arbres rares, des nénuphars géants... mais aussi des cerfs de Java et des tortues qui, ici, ont trouvé un espace de préservation de leur espèce.

L'entrée du jardin, rebaptisé du nom du père de l'indépendance de Maurice.

Les nombreuses variétés de palmiers ombragent les allées.

Au croisement d'allées, se dresse l'obélisque de Liénard, un savant franco-mauricien, sur lequel ont été gravés les noms des botanistes du jardin, et une phrase de Bernardin de Saint-Pierre, auteur du roman Paul-et-Virginie : « le don d'une plante utile me paraît plus précieux que la découverte d'une mine d'or et un monument plus durable qu'une pyramide ».

Les nénuphars géants « Victoria amazonica » font le plaisir des visiteurs et des tourterelles à collier introduites au jardin au XVIIIème siècle.

Les lotus dansent au gré du vent.

Les siècles ont façonné la physionomie de nombreux arbres.

Mon plaisir, l'ex résidence des gouverneurs français, à l'origine de la création du jardin.

Plus grande espèce de tortues terrestres, la Aldabra ou tortue géante des Seychelles se reproduit en toute quiétude à Pamplemousses.

Même s'ils n'ont existé que dans l'imagination de Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie ont leurs tombeaux face à face au cœur du jardin.

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