De retour d'Afrique du Sud, Jean-Yves Guéguéniat journaliste-reporter pour Salaün Holidays, a accepté d'évoquer pour nous sa découverte du parc Kruger. Jean-Yves, vous rentrez tout juste d’Afrique du Sud et vous préparez actuellement un article et un film sur l’aventure que vous y avez vécue.

Pouvez-vous, en avant-première, nous livrer quelques impressions, quelques anecdotes sur votre voyage notamment, par exemple, sur le parc Kruger que vous avez eu la chance de parcourir ? L'Afrique du Sud est sûrement l'un des pays où la vie animalière est la plus riche et la plus fascinante. Et j’ai effectivement passé une journée à découvrir le parc Kruger, la plus vaste réserve animalière d'Afrique du Sud. Il ne m’a pas fallu attendre longtemps pour voir un premier troupeau de gazelles impalas et plus loin quelques zèbres égarés. Certains broutaient paisiblement, d'autres nous observaient mais aucun n’a pris la fuite. Pour ces animaux, l'homme et son véhicule, ne représentent pas une menace. A quelques mètres de là, 2 rhinocéros… Il faut savoir que si les rhinocéros blancs et noirs ont été sauvés de l'extinction et que leur population est estimée à plus de 9000 individus dans le parc Kruger, ces animaux sont bel et bien en danger. Mon guide m’a expliqué que plus de 400 rhinocéros avaient déjà été tués durant les 9 derniers mois, la demande croissante pour les cornes, à qui les Chinois et Vietnamiens prêtent des vertus médicinales, favorisant hélas le braconnage. Pour cette raison, les peines à l'encontre des braconniers sont maintenant de plus en plus sévères. En juillet dernier, un homme a par exemple été condamné à 77 ans de prison pour avoir tué 3 jeunes rhinocéros.

Quel moment vous a le plus marqué ? Une scène grandiose s’est jouée pour moi près de la rivière Sabie : 4 fauves, couchés sur un petit promontoire observaient les lieux et attendaient le reste de la meute. Rejoints par 7 autres individus, la colonne de lionnes et de lions s'est mise en marche et a progressé le long de la rivière. La traque a commencé… Mon guide a décidé d'avancer pour les suivre et trouver un espace ouvert pour continuer l'observation. Les félins, en ordre dispersé, ont défilé un à un sous nos yeux, avant de disparaître définitivement dans les broussailles… Magique ! Nous avons également fait halte à Lower Sabie, l’un des principaux campements du parc Kruger où l'on peut dormir sous une tente ou dans un bungalow. Avis aux amateurs : les places étant limitées, il faut parfois réserver 1 an à l'avance, pour espérer trouver un logement ! Mais si beaucoup font escale là-bas, c'est pour se rafraichir, se dégourdir les jambes et surtout pour profiter de la terrasse panoramique de la cafétéria car la vue, en contrebas, sur la rivière est tout simplement fabuleuse. Sous mes yeux, pataugeaient des buffles, des éléphants et des hippopotames. Il faut savoir que ces derniers, en dépit de leur allure nonchalante et inoffensive, sont parmi les animaux les plus dangereux d'Afrique notamment lorsqu'ils partagent le même territoire que l'homme. Le soir, quand ils doivent traverser un village pour partir en quête de nourriture, les hippopotames n'hésitent pas à charger les habitants qui se trouvent sur leur passage. Pouvant peser jusqu'à 3 tonnes et doté d'une mâchoire s'ouvrant à 150°, on imagine facilement les tragiques conséquences provoquées par l'attaque de cet animal. Mais dans le parc Kruger où l'activité humaine est réduite au tourisme, les problèmes territoriaux ne se posent pas ! Qu’est-ce que le fameux Big five ? Il s’agit de 5 grands mammifères : le léopard, l'éléphant, le rhinocéros, le buffle et le lion. Ils étaient autrefois craints par les chasseurs mais aujourd’hui tout le monde espère secrètement les observer. Ils ne doivent pourtant pas constituer un but mais un prétexte à la découverte du parc Kruger. Comme me l’a expliqué mon guide : « le parc Kruger est une gigantesque réserve animalière et non pas un zoo. Pour surprendre des félins, il faut surtout avoir de la chance, beaucoup de chance. On ne sait jamais à l'avance ce que l'on va découvrir et pour cette raison, un safari restera toujours une expérience unique ». Sages paroles, vous ne trouvez pas ?

Quand aurons-nous le plaisir de lire votre article et de découvrir votre film sur l’Afrique du Sud ? Le film sera diffusé dans le cadre des conférences Salaün Holidays dont le cycle démarre en janvier 2015. Quant à l'article, intitulé «L’Afrique du Sud, sur les traces des Géants », il sera édité dans le prochain Salaün Magazine dont la parution est prévue en mai prochain. Mais vous imaginez bien qu’un voyage à l'autre bout du continent africain ne peut se résumer à la découverte des réserves animalières. Je suis aussi allé à la rencontre des hommes sur les traces de Shaka Zoulou et de Nelson Mandela. Depuis la fin du cynique régime de l'apartheid, ce pays ne cesse d'incarner la tolérance et l'espérance. Tout n'est pas parfait mais la nation « arc-en-ciel », qui est l'une des premières puissances économiques du continent, reste un bel exemple de démocratie pour bon nombre de pays africains. Du Cap de Bonne Espérance à Johannesburg se déploie une nature à la fois sauvage et apprivoisée où vit une mosaïque de peuples dont certains, comme les Zoulous, restent encore très attachés à leurs coutumes et à leur traditions. Mais je ne vous en dis pas plus, vous le découvrirez dans le prochain magazine. Oui vraiment… C’était un beau voyage et j’ai hâte de vous le faire partager !

 
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Découvrez quelques images du film :
 

 

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