Etat déjà à part au sein des USA, la Californie cultive encore davantage sa différence dans San Francisco, l'anticonformiste à l'art rare de la tolérance. Chaque idée, tendance, mode, culture... y a été accueillie et a marquée des quartiers. Comme Haight-Ashbury, sanctuaire des premiers hippies des années 60.

Colonie espagnole, but final de la conquête de l'ouest, départ de la ruée vers l'or, objectif des Chinois venus construire le train d'est à l'ouest du pays, patrie de Lewis pour un pantalon adapté, le jean, site d'élaboration du chewing-gum, le San Francisco de Californie a été quasiment rayé de la carte par un tremblement de terre et l'incendie géant qui s'en suivit en 1906. Pour mieux se recréer en rebelle à la prohibition ; laboratoire des grands travaux anti chômage des années 30 ;  pénitencier de la pègre, port de départ des GI pour les guerres ; refuge des beatniks et Kerouac des 50's ; havre des surfeurs ; combattante de la libération sexuelle et des droits des homosexuels dans les 70's ; initiatrice de la défense de l'environnement et du développement de l'informatique dans les 80's ; et depuis, fer de lance pour les droits des femmes et des migrants et contre le réchauffement climatique. Tout ce qui est humain et tout ce que les humains ont pu concevoir y coexistent dans un côte à côte apaisé et apaisant.

Et donc le mouvement hippie des 60's. Au carrefour des rues Haight et Ashbury, de jolies maisons victoriennes se louaient pour pas trop cher aux artistes et voyageurs de passage. Ce sera le démarrage d'un mouvement culturel planétaire avec son summum du « Summer of love 1967 ». Janis Joplin, Jimmy Hendrix, The Grateful Dead, Jefferson Airplane... et les Hells Angels avaient leur pied à terre ici. Des milliers de jeunes avec fleurs dans les cheveux y ont accouru, et encore un peu aujourd'hui avec un hymne : « All you need is love » des Beatles.

Les boutiques aux couleurs psychédéliques, de matériel à fumer, d'artisanat népalais, de costumes en tous genres, de disques vinyles, côtoient des restaurants indiens, des pubs irlandais, des glaciers créatifs... Après la surprise, un sourire vient face aux jambes féminines en bas résille et escarpins rouges sortant de la fenêtre du premier étage de l'échoppe de fringues Piedmont. La grande fresque hommage à Jerry Garcia, leader du Grateful Dead et icône de la pop, inonde de ses couleurs flashies. Et avec un peu de chance, on y croise quelques figures emblématiques comme, ce jour-là, le chapeau et la barbe de Loopy, un des artistes peintres en vogue, accompagné de son chien Mickey et de Linda Kelly, la rédactrice en chef du Haight Street Voice, périodique branché du quartier, et auteure de la biographie référence du Grateful Dead à la demande personnelle de Bob Dylan.

En route pour une balade en images.

Les maisons victoriennes à l'origine de l'installation du mouvement

Au carrefour des rues Haight et Ashbury

 

Une des fresques hommage au Summer of love 1967 et aux Beatles

On trouve de tout dans les boutiques aux couleurs psychédéliques

Linda Kelly et Loopy, figures emblématiques du quartier

Les jambes aux bas résille sortant de l'étage de chez Piedmont

Leader du Grateful Dead, Jerry Garcia (décédé en 1995) est omniprésent à Haight-Ashbury.

Partir en Californie avec Salaün Holidays

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