Ville de toutes les expériences musicales, des plus traditionnelles aux plus avant-gardistes, New-York vibre 24/24 au son de la musique. De Bob Dylan à James Brown, du gospel aux comédies musicales, du Velvet Underground aux rythmes portoricains, de West Side Story aux cowboys, un seul a droit à un hommage à Central Park, le cœur mythique de la cité. Et c'est un anglais, John Lennon.

Au bout de la 72ème rue qui s'achève sur l'entrée de Central Park West, le Dakota Building, Dakota tout simplement pour les habitués, impose sa silhouette hors norme néo renaissance. Achevé en 1884 autour d'une cour accessible par une haute porte cochère pour les attelages des nantis de l'époque, le Dakota fut dès ses débuts une résidence réputée pour happy fews. Parmi ses résidents célèbres, Boris Karloff, Jack Palance, José Ferrer, Judy Garland, Lauren Bacall, Léonard Bernstein, Rudolf Noureev... ou Robert Ryan qui sous-loua son appartement de 20 pièces au couple John Lennon-Yoko Ono à partir de 1971 jusqu'à ce qu'ils le rachètent à sa mort deux ans plus tard. Devant la grande porte cochère, des vigiles assurent la sécurité. Mais aucune plaque n'évoque ce jour du

8 décembre 1980 où, vers 17h, un admirateur parmi d'autres, un certain Mark David Chapman, demanda un autographe à l'ex leader des Beatles. Un moment convivial qui fit hésiter celui qui rêvait d'accéder à la même gloire que son idole en inscrivant son nom dans l'histoire comme l'assassin de John Lennon. Au retour de studio prématurément pour un enregistrement que John aurait voulu prolonger, il est alors 22h52, Chapman attend dans l'ombre. Il tire quatre balles sur Lennon qui s'écroule sous le porche. Quinze minutes plus tard, malgré la vélocité des secours, l'ex Beatles est déclaré mort à l'âge de 40 ans à l'hôpital Roosevelt. Depuis, chaque 8 décembre, des fans se réunissent juste à quelques mètres du Dakota dans ce bout de Central Park qui a été rebaptisé Strawberry Fields en souvenir d'une des chansons les plus emblématiques de la star. Une rosace marquée du simple mot « Imagine », chanson universelle de l'artiste, est aujourd'hui un passage obligé pour prendre une photo, écouter ses chansons reprises par des amateurs de talent, acheter un badge souvenir... Et se souvenir du disque qu'il consacra en 1972 à sa ville d'adoption, « Some time in New-York City »

Le Dakota avec son porche où fut assassiné John Lennon.

L'entrée de Central Park West au bout du Dakota

Strawberry Fields se visite avec la voix de Yoko Ono

Même les poubelles sont occasion de rendre hommage aux Beatles et John Lennon

Stands de souvenirs à John Lennon

Stands de souvenirs à John Lennon

C'est la queue pour se prendre en photo auprès de la rosace Imagine

A tout instant, les passants reprennent en choeur des chansons de Lennon

 

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