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De Brest à Brest, escapade hivernale en Biolérussie

Nous sommes le 23.04.2014 | 16:39 • Rédigé le 2013-01-24 • Paru le 2013-01-24 • Rédigé par Jean Lallouet

L’envie de changer d’air s’impose souvent de manière insistante, quand l’hiver semble sans fin, les nuits sans limite et la lumière impuissante à faire le jour. Salaün Holidays ne manque pas de suggestions à vous faire pour concrétiser ces rêves de ciel bleu et de paysages ensoleillés. Des plus classiques aux plus originales. Question originalité, Michel Salaün ne manque pas d’imagination. Ainsi en décembre dernier, il a décidé d’aller passer un week-end prolongé à… Brest. Et d’y inviter le maire de Brest, François Cuillandre. Histoire de se féliciter mutuellement d’un partenariat particulièrement réussi autour des Fêtes maritimes, particulièrement réussies elles aussi. Brest ? Brest même ? Non, pas Brest même...

 

Brest Litovsk. En Biélorussie. Ou en Belarus, si vous préférezLe choix d’une période hivernale pour une telle escapade pouvait à première vue surprendre. Pourtant ce mois de décembre nous a offert un changement d’air radical. Alors qu’à Brest (même), il faisait un temps d’été pourri – pluie et vent - à Brest Litovsk, il régnait un magnifique temps d’hiver : moins 10° au petit matin, de la neige, du verglas. Seul le soleil manifestait une avarice qu’il semble parfois réserver aux deux villes.

 

Une enclave en terre russe

Malgré cela, il faut bien avouer que nous avons été agréablement surpris par ces trois journées passées dans un pays totalement méconnu et qui ne jouit pas d’une image follement gaie.

Petite enclave dans l’immense Russie, la Biélorussie protège jalousement son indépendance et son particularisme derrière un régime politique dur qui en fait le dernier pays strictement communiste en Europe. Et le faux air de Groucho Marx du président Alexandre Loukachenko ne doit pas faire illusion : il n’aime pas être contrarié.

De même, les heures d’attente et les tracasseries douanières qui font l’ordinaire des frontières du territoire ont depuis longtemps découragé les visiteurs les plus patients et les plus intrépides. Les hôtesses des offices de tourisme biélorusse sont des championnes du tricot. Cet hermétisme frontalier est d’autant plus regrettable que la ville de Brest, par exemple, se situe à moins de 200 kilomètres de Varsovie. Et donc des grands circuits touristiques de l’Europe de l’Est. C’est encore plus regrettable quand on a eu la chance de découvrir une population totalement à l’opposé de l’image que l’on se fait de son pays.

Elle est accueillante, curieuse, serviable, drôle, gracieuse… A l’image de Daria, notre guide, dont la silhouette élégante, la finesse des traits, la pureté de son regard et l’émotion coquine de son sourire feraient fondre le plus glacial des bonhommes de neige.

Il faut dire que l’accueil que nous ont réservé le maire de Brest, Alexandre Sergeyevich, et son équipe, a largement contribué à la séduction que ne manque pas d’exercer la Biélorussie. Et plus spécialement la ville de Brest. Une ville qui, bien que située à plus de 500 kilomètres de la mer, a au moins deux points communs avec son homonyme des rivages Atlantique.

 

Comme elle, c’est une ville militaire, née autour d’une forteresse plantée sur la rive est de la rivière Boug qui marque la frontière avec la Pologne. Comme elle, c’est une ville qui a terriblement souffert de la Seconde guerre mondiale. En juin 41, lorsque Hitler rompit le pacte germano-soviétique, la vieille forteresse se retrouva en première ligne devant les panzers ennemis. Trop faible et mal armée, la garnison livra toutefois des combats héroïques et ne céda qu’après plusieurs jours de siège, le 8 juillet 1941.

Elle ne sera reprise que trois ans plus tard par les troupes de l’Armée rouge. Honorée du titre de « Forteresse héros », la forteresse, soigneusement entretenue, abrite un musée de la guerre et un surtout un impressionnant mémorial qui maintient présent le souvenir de cet épisode, à la fois tragique et glorieux.

 

La dernière forêt primaire d'Europe

L’autre grande attraction de la région se situe à 70 kilomètres au nord de Brest. Il s’agit du parc national de Bialowieza, dont une partie s’étend sur la Pologne, et qui protège la dernière grande forêt primaire d’Europe. Plus de 120 000 hectares qui constituent un royaume pour des milliers d’espèces végétales et animales. Ici les arbres multiséculaires peuvent continuer à défier avec sérénité le temps et à constituer un abri sûr et généreux pour 600 espèces champignons, 300 espèces d’oiseaux et des milliers d’animaux différents, dont certains – comme le lynx ou le bison d’Europe - ont trouvé là la protection nécessaire à une survie menacée.

 

La présence de l’Homme y est cantonnée à une sorte de grand complexe touristique dont le principal intérêt réside dans un musée de la nature particulièrement réussi et instructif. Les locataires les plus prestigieux et les plus imposants de la forêt y sont mis en scène dans des tableaux réalistes et attractifs.

L’Homme y est aussi présent dans un village plus inattendu dans un parc inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco et classé biosphère mondiale : le village du Père Noël !

« Father Frost » coule là des jours paisibles, en compagnie de la charmante Madame Noël et de leurs délicieuses filles… Très sympa le Père Noël biélorusse. Feignant d’ignorer notre âge et sans nous demander si on avait été sages, il nous a offert des bonbons…
La nuit était déjà tombée depuis longtemps, lorsque nous reprîmes la route de Brest, laissant le Père Noël à sa forêt magique.

Pour les grands enfants que nous étions redevenus, il était temps de passer à des friandises pour adulte. Vladimir Chernov, l’adjoint au maire de Brest, avait mis de côté pour le diner une vodka parfumée au raifort.

 

Surprenante et savoureuse. A l’image de la Biélorussie...

 

Un pays différent

Ancienne république de l’URSS, indépendante depuis 1990, la Biélorussie est un pays réellement différent de sa grande voisine.

Et sa population cultive avec fierté cette différence que le visiteur qui connaît la Russie ne tarde pas à mesurer lui-même. « C’est vrai, explique Vladimir Chernov, que nous sommes différents des Russes. En raison de notre position géographique, nous sommes plus tolérants. La taille de notre pays, sa faible population nous amènent aussi à rester modestes. Enfin, la Biélorussie est un pays moins violent que la Russie. Notre énergie, nous la conservons pour trouver la force de reconstruire notre pays, dont l’Histoire est particulièrement tourmentée. »

 

Un nom pour un autre

Sans être commun, Brest est un nom presque courant. On dénombre une demi-douzaine de villes ou villages à le porter : en République tchèque, au Monténégro, au Canada…

Nos deux Brest partagent, à ce sujet, une autre caractéristique : un certain mystère sur l’origine et le sens de leur nom. Version slave, Brest pourrait tirer son origine d’un mot signifiant « écorce de bouleau » ou d’un autre voulant dire « orme ». A moins qu’il ne tire son origine d’un mot lituanien signifiant « gué ».Version bretonne, Brest pourrait être une contraction de « Beg ar rest », « la pointe du Château ». Ou plus simplement du mot « Bre », qui signifie « colline. »
A noter que « Litovsk » signifie « lituanien » (la Biélorussie fit longtemps partie de ce pays balte) et ne sert qu’à différencier la ville de ses homonymes. Peut-être que le mot « même » que les Brestois ont pris l’habitude d’accoler au nom de leur ville n’a d’autre utilité que celle-là ?

 

Un pays à découvrir

Au cours d’une réunion de travail à la mairie de Brest, Michel Salaün a fait part au maire et à différents acteurs du tourisme de tout l’intérêt qu’il porte à cette ville.

Sa proximité avec Varsovie – 190 kilomètres – constitue notamment un atout pour offrir dans des circuits qui passent par la Pologne une incursion dans la région de Brest, avec visite de sa forteresse et de son extraordinaire parc naturel. Seul obstacle, pour l’instant, à une telle opportunité : les formalités trop longues et trop imprévisibles à la frontière. Le maire de Brest, qui a l’oreille du président Loukachenko, s’est engagé à soumettre ce problème aux autorités compétentes. Brest et sa région auraient tout à gagner à cette ouverture au tourisme européen. Et les voyageurs qui aiment les pays de l’Est ne bouderaient pas le plaisir de découvrir l’un des plus secrets et les plus préservés d’entre eux.

 

Par Jean Lallouet.

 

 

 

 

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Dernière date de mise à jour : le 23/04/2014 à 16:39