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L’ouest Américain : retour de tournage

Serge Vincenti
  • Nous sommes le 26-05-2015
  • Paru le 07-05-2015

  • Rédigé par Serge Vincenti
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Après les Balkans, la Russie et la Scandinavie, l’Ouest américain est le thème du 4e film produit par Salaün Holidays. Il a rejoint le cycle de ciné-conférences Salaün  Holidays qui a séduit plus de 10 000 personnes en 2015. De Los Angeles à San Francisco, en traversant les grands parc nationaux de L’Arizona,  de l’Utah ou du Nevada, bienvenue dans un monde en cinémascope où s’est forgé le mythe américain.

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La cité des Anges

Seconde ville des Etats-Unis après New York, Los Angeles fut fondée par les colons espagnols à la fin du XVIIIe siècle. Ville de tous les extrêmes, où la plus grande richesse côtoie la plus grande pauvreté,  elle n’a pas véritablement de centre, mais offre une juxtaposition de quartiers unis par un gigantesque système de routes et d’autoroutes. Baignée de soleil plus de 300 jours par an, elle a un pouvoir d’attraction indéniable sur le voyageur qui mettra enfin une image sur des noms depuis longtemps familiers à ses oreilles : Hollywood, Beverly Hills,  Santa Monica…

La « Mother road »

Loin de la monotonie des autoroutes inter-Etats, la route 66, plus qu’un moyen de relier un point à un autre, est en elle-même un but de voyage. Reliant Chicago à Los Angeles et immortalisée dans le roman de Steinbeck, les raisins de la colère, elle a permis à de nombreuses familles de fuir l’est du pays pour rejoindre la Californie durant la grande dépression des années 30. Si aujourd’hui elle a été presque entièrement « effacée » au profit de routes plus modernes, il reste encore quelques tronçons historiques qui plongent le voyageur dans la nostalgie et l’insouciance des années 60. Motels improbables aux néons colorés, gargotes du bord de route restées dans leur jus, vieilles voitures américaines rutilantes ou rouillées et hordes de bikers en Harley Davison, bienvenue dans un cinéma en plein air.

Les parcs nationaux

C’est en 1916 que fut créée une organisation destinée à la fois à protéger et à ouvrir au public les merveilles naturelles des Etats-Unis. Administré par les célèbres Rangers, le réseau compte aujourd’hui une vingtaine de parcs. Il est étonnant de constater la grande qualité des infrastructures, à la fois discrètes et efficaces, qui permettent de guider, d’orienter les millions de visiteurs annuels.

 Le grand Canyon et le lac Powell

S’il est un exemple de démesure dans cet Ouest américain, c’est bien le grand canyon. Une balafre qui raye les paysages de l’Arizona sur plus de 400 km de long, 2 à 30 de large et  qui peut atteindre 1600 m de profondeur. Les plus courageux s’offrent deux jours de marche éreintante et vertigineuse pour rejoindre le mince ruban du Colorado qui serpente tout au fond du canyon. Nous, nous avons choisi l’hélicoptère, qui sans nul doute est le meilleur moyen d’appréhender, au prix de quelques vertiges, l’immensité du lieu.

 

Monument Valley

Au nord de l’Arizona, à la limite de l’Utah, Monument Valley est « le » mythe de l’ouest américain. A travers les immenses étendues désertiques se dressent d’impressionnants monolithes que l’on croirait sortis des entrailles de la terre. Bienvenue au pays du western, entre John Wayne et Lucky Luke. Une beauté époustouflante qui ne doit pas faire oublier une histoire tragique, celles des indiens largement décimés et dont les communautés restantes, ici celle des Navajo, vivent depuis l’époque de la conquête de l’ouest dans une acculturation et un retard social et économique assez tragiques.

Las Vegas

Située au milieu du désert de Mojave, las Vegas est la plus grande ville du Nevada . Fondée pour héberger les ouvriers du chemin de fer, elle n’a cessé de s’étendre au cours des ans. Ville à la réputation sulfureuse, elle s’est quelque peu assagie et  s’est concentrée sur le business du jeu. Dans une architecture hallucinante où les hôtels casinos rivalisent de gigantisme pour attirer le client, on perd très vite ses repères, géographiques et temporels. Une expérience unique.

La vallée de la mort

Elle tiendrait son nom d’un groupe d’émigrants qui la traversèrent en 1849, en direction de la Californie. Ils se perdirent et durent manger leurs bœufs pour survivre. Quand ils en sont finalement sortis, l’une des femmes aurait dit : « adieu vallée de la mort », et le nom est resté. Si les conditions sont extrêmes, la température en été pouvant dépasser 50°, le paysage dantesque est d’une étonnante beauté, entre dunes de sable, lac salé étincelant et  parois rocheuses colorées

Le parc national de Sequoia

Il est agréable de quitter le désert et retrouver un peu de vie. En quelques dizaines de kilomètres sur les pentes de la Sierra Nevada, on perd rapidement une trentaine de degré. Mais le froid n’empêche pas la démesure ! 83 mètres de hauteur, 30 m de tour de taille et 2200 ans. C’est le CV du Géneral Sherman, le plus volumineux des séquoia du parc. Excusez du peu.

Yosemite

Créé par un naturaliste d’origine écossaise, qui a lutté toute sa vie pour protéger cet espace, le parc de Yosemite est le troisième plus grand parc américain et l’un des plus fréquenté du pays, ses falaises abruptes et ses cascades vertigineuses attirant de nombreux grimpeur et randonneurs.  Son coté alpin n’en fait pas le plus dépaysant, mais les possibilités de promenades, variées et de tous niveaux, en font un endroit particulièrement agréable.

San Francisco

C’est la découverte d’une pépite d’or, en 1848, qui a transformé au fil du temps un petit port de pêcheur paisible en une cité prospère. Mosaïque de peuples et de cultures, elle est l’une des rares villes américaines à se visiter à pied. Berceau de la contre-culture beatnik et hippie, elle fut souvent à l’avant-garde de l’émancipation des minorités et des droits civiques. La ville aux « mille collines » offre des points de vue spectaculaires sur son symbole, le Golden Bridge, mais c’est en parcourant s différents quartiers, de Chinatown à Castro, de North Beach à Mission, qu’on en apprécie vraiment le charme.