L'histoire de France ne l'a pas fait, celle de Belgique oui. Réunir les 2 empereurs Napoléon, le I et le III (dans l'ordre), sur un unique, ou presque, espace : la Wallonie. A Liège d'abord, où le général Bonaparte alors Premier Consul fut ovationné du 1er au 3 août 1803 en compagnie de sa femme d'alors Joséphine de Beauharnais. Sur son portrait officiel, il pose avec en toile de fond le clocher de la cathédrale Saint-Lambert, le laissant ainsi pour la postérité alors que les révolutionnaires locaux s'acharnaient à démolir l'édifice comme symbole du pouvoir de l'Eglise, pensant lui faire plaisir alors qu'il les traitait d'idiots. Il y reviendra en tant qu'empereur Napoléon 1er du 7 au 8 novembre 1811 avec sa nouvelle épouse Marie-Louise d'Autriche. L'enthousiasme s'est refroidi. Et il sera gelé pour de bon à Waterloo en juin 1815...

C'est à Bouillon, cité de l'illustre Godefroy, premier chef, victorieux lui, des Croisades, que Napoléon III arrive le 3 septembre 1870 dans des circonstances aussi dramatiques que son oncle à Waterloo. Il vient de perdre à Sedan contre les Prussiens. Il doit être acheminé vers le château de Wilhelmshöhe, dans le land de Hesse, pour sa captivité mais il refuse la route directe pour ne pas croiser les soldats prisonniers qu'il a mené à la défaite. Son convoi passe donc par la Belgique et s'arrête ce soir-là à l'Hôtel de la Poste à Bouillon, près du pont qui enjambe la Semois. L'établissement toujours réputé pour son décor et sa restauration a depuis rajouté à son nom « Relais Napoléon III ». Nous avons testé son ex chambre. Très bien. En souvenir du tonton, on y reviendra pour la Sainte-Hélène.

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