Nos rédacteurs, voyageurs passionnés, vous livrent, au fil de leurs escales et de leurs pensées, leurs humeurs du moment, leurs coups de gueule d'un soir. Des plumes irrésistibles qui nous font voyager avec délectation.

Calée au fond du golfe de Finlande comme une reine sur son trône, Saint-Pétersbourg est la grande ville d'Europe la plus proche du cercle polaire. Cela vaut à ses habitants des hivers interminables, sombres et glaciaux. Cela leur vaut aussi quelques nuits blanches. Elles surviennent au solstice d’été – le 20 juin – et ne ferment pas l’œil avant la fin de la première semaine de juillet. Durant ces quelques jours, le soleil joue les noctambules. Il ne brille pas 24h sur 24, mais il ne se couche pas vraiment non plus. Vers 22h30-23h, une douce pénombre s’installe sur la ville, tandis que le maître des astres pointe toujours ses rayons à l’horizon et fait encore briller de mille feux les dorures des palais et églises de la Venise du nord, pour le plus grand bonheur des Saint-Péterbourgeois qui semblent avoir décidé de ne pas rater une minute de cette période bénie du ciel. Tout au long de ces nuits qui n’en sont pas, jeunes et vieux déambulent avec un plaisir évident dans les rues de la ville pour y faire la fête, visiter des musées, arpenter des magasins jamais fermés, boire un verre… L’ambiance est festive, détendue. Tous savent que l’hiver reviendra et leur laissera tout le temps – et même plus – pour rattraper ces heures de sommeil oubliées au seuil de l’été.

 

22 juin. Il est une heure du matin, au coeur de Saint-Petersbourg…
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