La Thailande n'en finit pas de célébrer feu son souverain Bhumibol Adulyadey, aussi Rama IX, décédé le jeudi 13 octobre dernier à 88 ans après le plus long règne de l'histoire. Sur le trône depuis 1946, le roi de Thailande avait accompagné toutes les évolutions de son pays jusqu'à être érigé très tôt au rang de dieu vivant. Le deuil national de 1 an se poursuit donc. Quatre mois plus tard, musiques et fêtes interdites un temps ont retrouvé de la voix dans le pays pour répondre aux millions de touristes indispensables à l'économie locale supervisée par les militaires au pouvoir. Inutile de chercher un portrait du fils peu populaire appelé à la succession selon la constitution : seul le défunt Rama IX a droit de cité dans les cœurs et les espaces publics et privés. Comme dans nombre de boutiques, son portrait, à des âges variés, occupe une place... de roi dans les halls d'hôtels. A chaque fois, un livre de condoléances, dans un décorum royal, y est ouvert et pas question de passer devant sans montrer sa déférence. Un mot de travers sur le souverain est synonyme de procès avec années de prison à la clé. Alors ce jour-là dans notre hôtel à Khao Lak, nous nous sommes penchés, sans y être obligés, sur la table d'hommage. Sur les pages du grand livre de condoléances, il faut inscrire son nom, sa ville d'origine et son pays avant de signer pour exprimer sa tristesse. Sont passés avant nous Johnny de Sydney-Australie, Birgit de Vienne-Autriche, Michael de San Francisco-USA, François de Paris, Igor de Moscou-Russie... alors nous avons signé « Yves et Sylvie de Pleyber-Christ-Bretagne » (ne cherchez pas, vous ne trouverez pas !) Et c'est de qui que se souviendra le roi ?

 

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